Nicolas Sarkozy reconnaît une "erreur"
Selon des déclarations transmises par les services de l'Elysée, le président est revenu mercredi soir sur deux des polémiques qui ont agité la classe politique. Le président a dit avoir commis une "erreur" sur l'affaire de son fils et de l'Epad. Il s'est également exprimé sur le cas Rama Yade. Deux commentaires communiqués à la veille de la date qui marque son mi-mandat.
Alors que la polémique est close depuis que Jean Sarkozy a retiré sa candidature à la présidence de l'Epad, c'est son propre père, Nicolas Sarkozy, qui revient sur le sujet. Tard mercredi soir, l'Elysée a fait savoir que le président de la République reconnaissait avoir commis "une erreur" en laissant son fils cadet Jean se présenter à la présidence de l'Epad. La même source, sans que l'on sache très bien qui s'exprime, indique que "le chef de l'Etat estimait qu'à partir du moment où le président de l'Epad n'a ni salaire, ni bureau, ni voiture avec chauffeur, l'affaire ne poserait aucun problème". Selon l'Elysée, le chef de l'Etat a considéré qu'il avait "mal raisonné".
L'Elysée a également fait savoir ce que le chef de l'Etat pense de Rama Yade, actuellement malmenée au sein de la majorité. "C'est Nicolas Sarkozy qui a trouvé et promu Rama Yade mais il constate aujourd'hui sa difficulté à s'insérer dans une équipe quelle qu'elle soit", selon l'Elysée. Il "l'a retirée" du ministère des Affaires étrangères, où elle était secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme, "parce qu'elle ne se supportait plus avec (Bernard) Kouchner", le chef de la diplomatie, a-t-on ajouté. "Maintenant, c'est la bagarre avec Roselyne Bachelot", son actuelle ministre de tutelle, "il y a un moment donné où il faut travailler en équipe ou alors, ce n'est pas possible", a également affirmé la même source. "C'est une affaire sérieuse, le gouvernement de la France, ce n'est pas une affaire de caprice !", a ajouté l'Elysée.
Selon Nicolas Sarkozy, cité par l'Elysée, "il y aura vraisemblablement un remaniement" ministériel après les élections régionales de mars 2010.
Des déclarations qui interviennent alors que les couacs et les cafouillages se multiplient à droite et au sein du gouvernement. L'occasion aussi pour Nicolas Sarkozy de tenter d'occuper l'espace alors que sortent les Mémoires très attendus de Jacques Chirac. Enfin, une occasion détournée pour Nicolas Sarkozy de fêter la moitié de son mandat qui survient vendredi. (Source AFP-Europe 1)












